L’uranium à Tchernobyl

La centrale de Tchernobyl, de construction récente au moment de l’accident, était réputée « si sûre qu’on aurait pu l’installer sur la Place Rouge ». Le 26 avril 1986, suite à une manipulation hasardeuse, le réacteur n°4 s’est emballé, déclenchant une violente explosion, laissant le cœur éventré du réacteur à ciel ouvert.

De nombreux produits de fissions, issus de la réaction de désintégration de l’uranium, ont été projeté dans l’environnement, générant des pathologies diverses pour les populations touchées : iode 131 (cancers de la thyroïde), césium 137 (maladies cardiovasculaires et augmentation des malformations infantiles), strontium 90 (atteintes aux os)… Aux dégâts causés par le passage du panache radioactif, s’ajoutent ceux générés par la consommation quasi-quotidienne de produits contaminés, avec pour résultats de graves atteintes au patrimoine génétique des humains, mais aussi des animaux. En effet, si certains éléments ont disparu en quelques jours, d’autres resteront dangereux pour des siècles, comme le césium 137 qui, en trente ans, ne perd que la moitié de sa radioactivité.

Rappelons-nous que le combustible nucléaire qui est fabriqué aujourd’hui dans le but d’alimenter nos centrales nucléaires est potentiellement en mesure de disperser ses dangereux poisons dans l’environnement, comme à Tchernobyl et à Fukushima. Et même en l’absence d’accident, ce combustible génèrera des pollutions à toutes les étapes, de l’extraction du minerai à la gestion des déchets.